LE SITE DE L'ASSOCIATION : Les Amis de Max Marchand, de Mouloud Feraoun et de leurs compagnons.
Les 10 dernières nouvelles
Intervention de Madame Catherine Vieu-Charier, Adjointe au Maire de Paris,
- par
le 10/03/2011 @ 19:28
Intervention de Madame Catherine Vieu-Charier, Adjointe au Maire de Paris, chargée de la mémoire et du monde combattant MAIRIE DE PARIS Conseil de Paris des 7 et 8 février 2011 Séance du 8 février 2011 (après-midi)
DÉLIBÉRATION DAC 26
Apposition d’une stèle en hommage aux victimes de l’OAS dans le cimetière du Père Lachaise
Je voudrais d’abord remercier les collègues qui, de droite ou de gauche, sont restés dans l’hémicycle. Et puis je voudrais aussi saluer les enfants des victimes de l’OAS qui ont patienté cet après-midi pour voir cette délibération passer en Conseil de Paris.
La décision de la municipalité et du Maire d’apposer une stèle en hommage aux victimes de l’OAS est un événement : c’est le premier monument en France qui va rendre hommage aux victimes de l’OAS.
Nulle part un tel monument n’existe, même pas à Évian, où pourtant le maire, Camille Blanc, fut assassiné par l’OAS le 31 mars 1961.
Et, comme l’indique la délibération, il a fallu attendre 1999 pour qu’une loi reconnaisse enfin la guerre d’Algérie et le 19 mars.
Il est temps aujourd’hui de travailler à entendre et à confronter les mémoires : les soldats du contingent, les harkis, les rapatriés, les Algériens luttant pour leur indépendance et toutes les victimes de cette guerre.
La Ville de Paris a déjà commencé un travail avec le Mémorial au Père Lachaise en hommage aux 747 parisiens morts pour la France en Afrique du Nord, avec la plaque du pont Saint Michel en souvenir des victimes du 17 octobre 1961, avec le monument en mémoire des harkis et des victimes civiles dans le jardin de la Butte du chapeau rouge, avec la place Maurice Audin, la place du 8 février 1962 au métro Charonne et la place du 19 mars 1962, date officielle du cessez le feu.
Il est important aujourd’hui de rendre hommage aux 2.200 victimes de l’OAS, qu’elles soient civiles ou militaires. Et il nous appartient de les sortir de l’oubli, de rappeler qu’elles ont été assassinées parce qu’elles avaient fait le choix de la loyauté, du respect des institutions républicaines, alors qu’elles étaient menacées par un terrorisme de grande ampleur, que ce soit en Algérie ou en métropole.
L’OAS visait des militaires, des fonctionnaires, des civils, des politiques, parce qu’ils respectaient les choix du gouvernement légitime.
Nous n’oublions pas que, lors de cette période dramatique pour la France et l’Algérie, un attentat a eu lieu contre le général de Gaulle, Président de la République, ce qui représente pour moi un double outrage, parce que le général de Gaulle était un grand Résistant et qu’il représentait les plus hautes fonctions de la République puisqu’il était Président de la République.
Je ne citerai pas de nom, car comment choisir entre les victimes ? Mais l’idée de cet hommage a été portée par une association, l’ANPROMEVO, à l’origine, il faut bien le dire, de la demande - et je rappelle aussi qu’elle a été reçue pour la première fois en 2007 par Odette Christienne, ma collègue -, dont le président est Jean François Gavoury, fils du commissaire Gavoury, chargé de la lutte contre l’OAS, assassiné à Alger le 31 mai 1961, et le secrétaire le Docteur Jean Philippe Ould Aoudia, fils de Salah Ould Aoudia, assassiné par l’OAS lors du massacre des Centres sociaux le 15 mars 1962 : ils sont présents dans la tribune, et je tiens à les saluer particulièrement, avec émotion et avec amitié.
Je rappelle aussi, parce que c’est une image qui était très forte - certains s’en souviennent -, l’image de cette petite fille, Delphine Renard, frappée au visage, qui est restée aveugle après l’attentat qui visait André Malraux.
Je voudrais répéter que les fils et filles de victimes de l’OAS poursuivent inlassablement leur combat pour la vérité, pour la justice, la dignité et pour que cessent, au cœur de la République, ces hommages rendus aux assassins de leurs pères, et l’apposition de cette stèle est un apport à leur juste cause.
Le Conseil de Paris va s’honorer, dans les secondes qui viennent, en votant cette délibération, je l’espère, à l’unanimité.
Intervention de Madame Catherine Vieu-Charier, Adjointe au Maire de Paris, chargée de la mémoire et du monde combattant MAIRIE DE PARIS Conseil de Paris des 7 et 8 février 2011 Séance du 8 février 2011 (après-midi)
DÉLIBÉRATION DAC 26
Apposition d’une stèle en hommage aux victimes de l’OAS dans le cimetière du Père Lachaise
Je voudrais d’abord remercier les collègues qui, de droite ou de gauche, sont restés dans l’hémicycle. Et puis je voudrais aussi saluer les enfants des victimes de l’OAS qui ont patienté cet après-midi pour voir cette délibération passer en Conseil de Paris.
La décision de la municipalité et du Maire d’apposer une stèle en hommage aux victimes de l’OAS est un événement : c’est le premier monument en France qui va rendre hommage aux victimes de l’OAS.
Nulle part un tel monument n’existe, même pas à Évian, où pourtant le maire, Camille Blanc, fut assassiné par l’OAS le 31 mars 1961.
Et, comme l’indique la délibération, il a fallu attendre 1999 pour qu’une loi reconnaisse enfin la guerre d’Algérie et le 19 mars.
Il est temps aujourd’hui de travailler à entendre et à confronter les mémoires : les soldats du contingent, les harkis, les rapatriés, les Algériens luttant pour leur indépendance et toutes les victimes de cette guerre.
La Ville de Paris a déjà commencé un travail avec le Mémorial au Père Lachaise en hommage aux 747 parisiens morts pour la France en Afrique du Nord, avec la plaque du pont Saint Michel en souvenir des victimes du 17 octobre 1961, avec le monument en mémoire des harkis et des victimes civiles dans le jardin de la Butte du chapeau rouge, avec la place Maurice Audin, la place du 8 février 1962 au métro Charonne et la place du 19 mars 1962, date officielle du cessez le feu.
Il est important aujourd’hui de rendre hommage aux 2.200 victimes de l’OAS, qu’elles soient civiles ou militaires. Et il nous appartient de les sortir de l’oubli, de rappeler qu’elles ont été assassinées parce qu’elles avaient fait le choix de la loyauté, du respect des institutions républicaines, alors qu’elles étaient menacées par un terrorisme de grande ampleur, que ce soit en Algérie ou en métropole.
L’OAS visait des militaires, des fonctionnaires, des civils, des politiques, parce qu’ils respectaient les choix du gouvernement légitime.
Nous n’oublions pas que, lors de cette période dramatique pour la France et l’Algérie, un attentat a eu lieu contre le général de Gaulle, Président de la République, ce qui représente pour moi un double outrage, parce que le général de Gaulle était un grand Résistant et qu’il représentait les plus hautes fonctions de la République puisqu’il était Président de la République.
Je ne citerai pas de nom, car comment choisir entre les victimes ? Mais l’idée de cet hommage a été portée par une association, l’ANPROMEVO, à l’origine, il faut bien le dire, de la demande - et je rappelle aussi qu’elle a été reçue pour la première fois en 2007 par Odette Christienne, ma collègue -, dont le président est Jean François Gavoury, fils du commissaire Gavoury, chargé de la lutte contre l’OAS, assassiné à Alger le 31 mai 1961, et le secrétaire le Docteur Jean Philippe Ould Aoudia, fils de Salah Ould Aoudia, assassiné par l’OAS lors du massacre des Centres sociaux le 15 mars 1962 : ils sont présents dans la tribune, et je tiens à les saluer particulièrement, avec émotion et avec amitié.
Je rappelle aussi, parce que c’est une image qui était très forte - certains s’en souviennent -, l’image de cette petite fille, Delphine Renard, frappée au visage, qui est restée aveugle après l’attentat qui visait André Malraux.
Je voudrais répéter que les fils et filles de victimes de l’OAS poursuivent inlassablement leur combat pour la vérité, pour la justice, la dignité et pour que cessent, au cœur de la République, ces hommages rendus aux assassins de leurs pères, et l’apposition de cette stèle est un apport à leur juste cause.
Le Conseil de Paris va s’honorer, dans les secondes qui viennent, en votant cette délibération, je l’espère, à l’unanimité.
Je vous remercie.
Réaction de Robert Badinter
- par J.Ph. OULD AOUDIA
le 10/03/2011 @ 12:32
Robert Badinter stupéfait d’avoir entendu parler de “citoyens français d’origine musulmane”
http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article4357
Robert Badinter stupéfait d’avoir entendu parler de “citoyens français d’origine musulmane”
http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article4357
Communiqué de la LDH - NICE, 7 mars 2011
- par J.Ph. OULD AOUDIA
le 10/03/2011 @ 11:47
Communiqué de la section de Nice de la LDH En hommage aux victimes de l’OAS
Nice, le 7 mars 2011
Le 27 février 2011 la une de Nice Matin annonçait que des anciens de l’OAS voulaient célébrer à Nice le 23 avril prochain, le cinquantième anniversaire du putsch d’Alger visant à renverser la République par les armes.
Ils comptent rendre hommage aux généraux factieux, en déposant une gerbe au mémorial des rapatriés sur la stèle de Roger Degueldre créateur des commandos de la mort de l’Organisation armée secrète.
Un colloque organisé l’après midi verra la participation de Gabriel ANGLADE [1] adjoint au maire UMP de Cagnes sur mer, Louis NEGRE.
Après l’échec du putsch, Gabriel Anglade rejoint les commandos delta de l’OAS.
Le 15 mars 1962, il participe avec Degueldre, à l’assassinat de six fonctionnaires de l’Education Nationale, responsables des Centres sociaux éducatifs fondés par la déportée et résistante Germaine Tillion.
Les lois d’amnistie ont effacé les condamnations prononcées et prévu l’extinction de l’action publique visant des actes commis à l’occasion de la guerre d’Algérie, mais elles n’interdisent pas d’évoquer les faits :
Le 15 mars 1962 à El Biar (ALGER).
Marcel BASSET Robert EYMARD Mouloud FERAOUN Ali HAMMOUTENE Max MARCHAND Salah OULD AOUDIA
étaient sauvagement et méthodiquement assassinés par un commando de tueurs de l’OAS
Ces six victimes innocentes, trois Algériens, trois Français avaient un point commun : elles occupaient des fonctions de direction au sein du service des Centres sociaux éducatifs en Algérie.
Plus qu’un point commun, ces membres de l’Éducation Nationale avaient une passion commune : ils avaient une très haute idée de leur mission, de leur œuvre éducative, en faveur de la jeunesse algérienne. Ils avaient la conviction que la culture humaniste est une voie privilégiée vers la justice sociale. Charlie Corriere Président de la Section de Nice de la LDH
Communiqué de la section de Nice de la LDH En hommage aux victimes de l’OAS
Nice, le 7 mars 2011
Le 27 février 2011 la une de Nice Matin annonçait que des anciens de l’OAS voulaient célébrer à Nice le 23 avril prochain, le cinquantième anniversaire du putsch d’Alger visant à renverser la République par les armes.
Ils comptent rendre hommage aux généraux factieux, en déposant une gerbe au mémorial des rapatriés sur la stèle de Roger Degueldre créateur des commandos de la mort de l’Organisation armée secrète.
Un colloque organisé l’après midi verra la participation de Gabriel ANGLADE [1] adjoint au maire UMP de Cagnes sur mer, Louis NEGRE.
Après l’échec du putsch, Gabriel Anglade rejoint les commandos delta de l’OAS.
Le 15 mars 1962, il participe avec Degueldre, à l’assassinat de six fonctionnaires de l’Education Nationale, responsables des Centres sociaux éducatifs fondés par la déportée et résistante Germaine Tillion.
Les lois d’amnistie ont effacé les condamnations prononcées et prévu l’extinction de l’action publique visant des actes commis à l’occasion de la guerre d’Algérie, mais elles n’interdisent pas d’évoquer les faits :
Le 15 mars 1962 à El Biar (ALGER).
Marcel BASSET Robert EYMARD Mouloud FERAOUN Ali HAMMOUTENE Max MARCHAND Salah OULD AOUDIA
étaient sauvagement et méthodiquement assassinés par un commando de tueurs de l’OAS
Ces six victimes innocentes, trois Algériens, trois Français avaient un point commun : elles occupaient des fonctions de direction au sein du service des Centres sociaux éducatifs en Algérie.
Plus qu’un point commun, ces membres de l’Éducation Nationale avaient une passion commune : ils avaient une très haute idée de leur mission, de leur œuvre éducative, en faveur de la jeunesse algérienne. Ils avaient la conviction que la culture humaniste est une voie privilégiée vers la justice sociale. Charlie Corriere Président de la Section de Nice de la LDH
Communiqué de la LDH - NICE
- par J.Ph. OULD AOUDIA
le 10/03/2011 @ 11:15
Nous vous invitons à consulter le site de la LDH de TOULON, où un article est consacré à ce communiqué.
http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article4357
Nous vous invitons à consulter le site de la LDH de TOULON, où un article est consacré à ce communiqué.
http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article4357
Charles KOENIG nous a quittés
- par L. CAUX
le 05/02/2009 @ 16:48
Charles Koenig, ancien président de notre association, de 1994 à 1997, est décédé à Nice, le 3 février 2009. Né le 19 août 1921 à Saïda, Charles Koenig fut instituteur, puis professeur de collège. Il fut élu maire, et président du conseil général de Saïda. En mars 1962, il participa à l’Exécutif provisoire algérien, installé à la cité administrative de Rocher Noir, où il resta jusqu’au 15 octobre 1962, date de la passation des pouvoirs de l’Exécutif provisoire aux ministres du gouvernement de Ben Bella. Délégué aux Travaux publics, Charles Koenig dut notamment préparer le passage des services de transports de la France à l’Algérie. Syndicaliste du SNI et de la FEN, il tint un rôle déterminant dans la négociation des accords de coopération culturelle entre la France et le nouvel Etat algérien. Il fut élu député à l’assemblée constituante algérienne (octobre 1962 à septembre 1963), avant de reprendre un poste de professeur de collège à Alger. Il devint alors secrétaire général du SNI et de la FEN en Algérie, et membre de la commission exécutive de la MGEN à Alger. Charles Koenig quitta l’Algérie avec sa famille en juillet 1966. Il s’établit à Nice et fit valoir ses droits à la retraite. Il était chevalier de la Légion d’Honneur, et officier de l’Ordre national du Mérite.
Charles Koenig, ancien président de notre association, de 1994 à 1997, est décédé à Nice, le 3 février 2009. Né le 19 août 1921 à Saïda, Charles Koenig fut instituteur, puis professeur de collège. Il fut élu maire, et président du conseil général de Saïda. En mars 1962, il participa à l’Exécutif provisoire algérien, installé à la cité administrative de Rocher Noir, où il resta jusqu’au 15 octobre 1962, date de la passation des pouvoirs de l’Exécutif provisoire aux ministres du gouvernement de Ben Bella. Délégué aux Travaux publics, Charles Koenig dut notamment préparer le passage des services de transports de la France à l’Algérie. Syndicaliste du SNI et de la FEN, il tint un rôle déterminant dans la négociation des accords de coopération culturelle entre la France et le nouvel Etat algérien. Il fut élu député à l’assemblée constituante algérienne (octobre 1962 à septembre 1963), avant de reprendre un poste de professeur de collège à Alger. Il devint alors secrétaire général du SNI et de la FEN en Algérie, et membre de la commission exécutive de la MGEN à Alger. Charles Koenig quitta l’Algérie avec sa famille en juillet 1966. Il s’établit à Nice et fit valoir ses droits à la retraite. Il était chevalier de la Légion d’Honneur, et officier de l’Ordre national du Mérite.
C'est avec la plus grande tristesse que nous avons appris le décès de Dahbia Feraoun, veuve de l'écrivain Mouloud Feraoun. Dahbia Feraoun s'est éteinte dans son village de Tizi-Hibel, le 25 décembre. Femme discrète et d'une grande bonté, Dahbia a maintenant rejoint son époux dans le petit cimetière du village. L'association présente à ses enfants, petits-enfants et à toute sa famille et amis, ses plus sincères condoléances. (Vous pourrez lire dans la rubrique "Articles", l'hommage qui lui est rendu dans le journal "L'expression", sous la plume de Aomar Mohellebi)
C'est avec la plus grande tristesse que nous avons appris le décès de Dahbia Feraoun, veuve de l'écrivain Mouloud Feraoun. Dahbia Feraoun s'est éteinte dans son village de Tizi-Hibel, le 25 décembre. Femme discrète et d'une grande bonté, Dahbia a maintenant rejoint son époux dans le petit cimetière du village. L'association présente à ses enfants, petits-enfants et à toute sa famille et amis, ses plus sincères condoléances. (Vous pourrez lire dans la rubrique "Articles", l'hommage qui lui est rendu dans le journal "L'expression", sous la plume de Aomar Mohellebi)
Article de "La Marseillaise" : 20.06.08
- par
le 02/07/2008 @ 21:54
Aix-en-Provence "Un petit relent de révisionnisme fleure sur la ville" A lire dans la boîte "Article", dernier onglet "Presse"
Aix-en-Provence "Un petit relent de révisionnisme fleure sur la ville" A lire dans la boîte "Article", dernier onglet "Presse"
Discours de Bernard Bajolet, Ambassadeur de France en Algérie : le texte de sa déclaration se trouve dans la boîte "Articles" (4ème onglet)
- par L. CAUX
le 03/05/2008 @ 22:31
(JPEG)
(JPEG)
Eugène FROMENTIN et l'Algérie
- par L. CAUX
le 10/03/2008 @ 22:16
Conférence de Michel LAMBART
Conférence de Michel LAMBART
Association
Association déclarée d’intérêt général Siège social : UNSA-éducation 87 bis rue Georges Gosnat IVRY sur SEINE 94 853
Site Web : http://marchandferaoun.free.fr
Adhésion
La cotisation annuelle s'élève à 31 euros, notre association étant déclarée d'intérêt général, un relevé fiscal est établi, il permet de bénéficier d'une réduction d'impôt de 66 %. Contact: mitch.cau@orange.fr